Seul,un enfant est assis au bord de la route
Et regarde passer des engins de l'enfer
Qui crachent leur fumée, toxique sans nul doute
En avançant, hurlant aux oiseaux leur colère.
Tout est très bruyant, très noir, tout est si triste.
Il ferme les yeux et contemple alors un géant
Si haut, si imposant qu'il fascine l'enfant
Celui-ci le regarde longuement, sourit
A ces milles étoiles qui brillent dans la nuit,
Et voit alors ce monde qui était si triste,
D'un coup s'illuminer. Le soleil se levait
Et jetait sa poudre dorée sur les gazons,
Sur les villages et toutes leurs jolie maisons.
Les oiseaux chantaient et ainsi tout renaissait:
Les engins de l'enfer ronronnaient doucement,
Le monde était plein de couleurs vives, si belles
Qu'elles rendaient la joie dans le coeur de cet enfant:
Sa ville était vraiment jolie, et le ciel
Etait bleu. Les géants avaient fermés leurs yeux.
Un bruit soudain déchira ce si beau silence.
L'enfant eut un sursaut et il ouvrit les yeux
Et vit, au dessus de lui, un engin immense,
Il baissa le regard et il comprit alors
Que ce monde utopique qu'il voyait avec joie
N'était autre qu'un rêve et qu'il était dehors,
Seul, couché au bord de cette si longue voie,
Où les engins de l'enfer tonnaient et crachaient
Leur si noire fumée, leur venin, leur poison,
Et il vit des yeux brillants qui le dévisagaient
Et lui faisaient peur. Il ferma les yeux mais non,
Sa ville réelle n'était pas belle, le ciel
Etait d'un gris cendre et inspirait le malheur.
L'enfant se coucha dans un endroit dans lequel
Il dormit, et rêva à cemonde meilleur,
Espérant que lorsqu'il se réveillerait,
Sa ville serait comme dans son rêve: changée.